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Etienne Orsini

 

 

etienne orsini

 


 

 

Fidèle collaborateur des Cahiers du Sens et des éditions du Nouvel Athanor, Etienne Orsini a publié quatre recueils pour l'instant. Ils suffisent pour parier sur cette poésie toute en délicatesse et en nuances comme son auteur. Non, on ne sera pas ici paralysé par "le venin des certitudes". Et si "la lente décrue de l'homme/ en l'homme/ Creuse/ le lit du désespoir", il reste encore cette parole, déjà parmi les plus pures, pour espérer envers et contre tout.

Auteur donc de quatre recueils de poèmes parus au Nouvel Athanor en 2004, 2006, 2008 et 2010 (Mais je reviens de l’Immobile ; A perte d’oubli ; Veillée d’âme ; Autant que ciel se peut) Etienne ORSINI, né en 1968, a publié dans diverses revues depuis 1988 (Passerelle, les Cahiers du Sens, Lieux d’Etre, la Gazette de la Lucarne des Ecrivains) et figure dans l’anthologie L’Année poétique 2007 (Seghers). Ses poèmes, souvent lapidaires, témoignent d’un sentiment d’incompréhension, mêlé d’étonnement, vis-à-vis du monde. Passionné de polyphonies corses, il mène une double quête, de vérité par l’écriture, et d’harmonie par le chant.

 

"Ce que j’aime dans la poésie d’Etienne Orsini ? D’abord le fait qu’elle s’est détournée de son miroir pour dire l’inconcevable désaccord de l’homme et du monde." (Bruno DOUCEY).

"Pour cette perception, et pour bien d’autres bonheurs d’écriture et bien d’autres vertiges de vivre, Orsini mérite qu’on lui fasse la courte échelle. Sans hésiter." (Jean-Luc MAXENCE).

 

Contact : orsini.etienne@hotmail.fr

 

 

 

 

 

Un regard
Ton regard
Si tu peux
Le soustraire
Aux figures
Imposées
De la vue
Ouvrir
Etrange
Une porte
En toute
Chose

Ton regard
Oui mais
Est-ce
Vraiment
Toi qui
Regardes
Au travers ?



Veillée d’âme, Le Nouvel Athanor, 2008


***

 

Couleur inattendue

me précipite hors

les murs

 

A ce signal de joie

 

Quelqu'un accourt de tout mon corps

 

 

Veillée d’âme, Le Nouvel Athanor, 2008

****


Perdre
le Large
figure en bonne place
dans le catalogue de mes peurs
L’enfant se noie
dans si peu d’eau,
Les rêves
dans si peu de jour
Si l’idée du lointain m’abandonne
où pourrai-je aller ?


A perte d’oubli, Le Nouvel Athanor, 2006


****


Dans une ville, une courette
Et dans la courette, un oiseau
Il chante
Cela suffit au matin



Mais je reviens de l’immobile, Le Nouvel Athanor, 2004