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Franz Woland

 

 

 

 

 


 

 

 

Franz WOLAND écrit depuis toujours, et ne fait que ça, ayant relégué sa vie matérielle et ses besoins au minimum, financé par une pension d'invalide psychiatrique

 

Dix-huit recueils de poésies, treize de proses poétiques, huit de nouvelles, dix-neuf romans, quatre pièces de théâtre, vingt-sept chroniques, un récit et un essai remplissent de grandes cantines métalliques.

 

Nombre de ces textes restent indéchiffrables, l'auteur ayant à certains moments renoncé à la machine à écrire.

 

 

Voilà la présentation par mon ami Jacques Renou de Franz Woland en quatrième de couverture du recueil Abysses publié à l'atelier de Groutel. Ces mots disent déjà assez. Franz Woland rejoint la galerie des poètes maudits les plus fantomatiques. Une solitude terrible l'entoure et, comme pour y répondre, il peaufine des poèmes d'un autre temps, d'un autre lieu, des poèmes de nulle part ailleurs que du tréfonds de lui-même, des poèmes qui le rendent encore plus seul. Un poète à découvrir.

 

 

Je donne ici à lire trois extraits du recueil Le livre et l'éphémère, publié lui aussi à l'atelier de Groutel dans une précieuse présentation.

 

 

 

 

 

Je regarde ébahi ce couple aux formes rondes

et savoure la profondeur émue de leurs nombrils

incandescents et bien au chaud

quand chahutent dans le ciel

en longs vols : circulaires les gypaétes sereins
aux larges plumes de feu

 

****

 

Donne-moi à penser que rien ne se termine

laisse-moi songer encore aux chairs brûlantes de tes seins

l'ivresse monte en moi comme une mer

ne t'éloigne plus
aime-moi
que ce soit dans l'expression-bateau de toujours
ou de l'à jamais...
j'ai collé à même le temps une mèche de ta chevelure

 

****

 

Je t'aime comme le ravissement premier

l'utile scintillance éprise de splendeurs

oh belle amour qui à toute heure
m'emplit de contentement et d'ivresse et de saké

à la façon d'un verre qui se fend

s'éclate puis se morfond
de n'être qu'un rayon de chaleur