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Jean-Pierre BOULIC

 

 

16-03-2011-1050-55

 

 

Marié, trois enfants, onze petits-enfants

retraité (cadre supérieur de banque, hors classification)

 

 

Parmi ses derniers ouvrages :

Un brin d’invisible,  Éd. Les Cahiers bleus, 2002

Reflets des mots, Le Nouvel Athanor, 2003

Royaume d’île, Éd. Minihi Levenez, 2004 (édition bilingue français-breton avec illustrations photographiques)

L’instant si fragile, Le Nouvel Athanor, 2005

Une île auprès des ciels, Éd. Minihi Levenez, 2007 (édition bilingue français-breton avec illustrations photographiques de Marie-Hélène Grange)

En marchant vers la haute mer, Éd. La Part Commune, 2008

Le chant bleu de la lumière, Éd. Minihi Levenez, 2009 (édition bilingue français-breton avec illustrations photographiques de l’auteur)

Patiente variation, Éd. La Part Commune, 2010 – Rennes

Un petit jardin de ciel - La Part Commune, 2011 - Rennes

 

 

 

 

 

Nombreux poèmes publiés dans des anthologies (Les Années poétiques 2005 et 2008 – Seghers ; Poètes de Bretagne sous la direction de Charles Le Quintrec – Éd. La Table Ronde – 2008 ; Anthologie de la prière contemporaine par J.L. Maxence – Éd. Presses de la Renaissance – 2008 ; Les Riverains du feu par Christophe Dauphin – Éd. Le Nouvel Athanor – 2009) et des revues : Laudes, Hors Jeu, Le Coin de Table, La Porte, Arpa, An Amzer, L’arbre à paroles (Belgique), Poésie sur Seine, Les Cahiers de Friches, Les Cahiers du Sens, Les Amis de Thalie, Littérales, 7 à dire, Lieux d’Être, Spered Gouez, POESIE directe, Les Cahiers de la rue Ventura.

 

 

Poèmes mis en musique :

Le clair secret : trois mélodies pour soprano et orgue, musique de Pierre MORET (création 19.09.2004)

Les chants de l’Iroise : C.D. Treize poèmes mis en musique par Jean-René ANDRÉ pour chœurs et solistes (création par les Chœurs de Saint Vincent, à Rennes, le 5 juin 2008)

Cantate des saints ermites de petite Bretagne, musique de Jean-René ANDRÉ (création par les Chœurs de Saint Vincent, à Rennes, le 2 juin 2010).

 

 

 

 

Sur l’œuvre de Jean-Pierre Boulic

La revue Laudes (Lyon) lui a consacré sa 107è étude bio-bibliographique (avril 2003, n° 149).

Les revues Résurrection (décembre 2005) et 7 à dire (janvier 2006) ont fait paraître deux articles analysant l’ensemble de l’œuvre.

« Poète du grand large » : entretien avec A.G. Monot in La Bretagne au monde - Hopala ! (n° 33, février 2010).

 

 

Grand Prix de poésie Louis Montalte de la Société des Gens de lettres 2010 pour l’ensemble de son œuvre  

 

courriel : jeanpierre.boulic@wanadoo.fr

site : http://perso.numericable.fr/npodt

 

A contre-courant d’une littérature du vide et de l’abject. A sa manière, le poète finistérien est fidèle à l’injonction de Novalis, reprise ensuite par Gustave Roud et Philippe Jaccottet : « Recueillir sur terre les morceaux de paradis aujourd’hui épars ». Il faut pour cela, au poète, la capacité de traquer l’invisible dans le visible, et de rentre compte du mystère de l’existence. D’être un homme aux aguets, un veilleur, capable d’émerveillement. C’est le don que détient Jean-Pierre Boulic.

Pierre Tanguy, Site Livre et lecture

 

 

 

Jean-Pierre Boulic fait partie des veilleurs, de ces simples veilleurs que nous ignorons trop souvent et sans lesquels pourtant nous passerions à côté des choses sans les voir. Sans lesquels le monde tout simplement ne serait pas. Car il est utile (que dis-je ? urgent) de montrer, de démontrer l’évidence. Ici les mots sont épris de lumière et parient sur le sens " ébloui " comme le chant. Il faut arpenter ces mots-là pour se retrouver pleinement en cette sûre patrie de soi-même. En ce beau pays du monde quand « le temps ne finit pas de vivre » quand « il se retourne/ En transparence du poème ». En cette joie. En ce plein lieu.

                                                              

 

 

 

 

ÎLE

 

 

 

 

 

Un surgeon de terre

Dans les bras de l’équinoxe

 

 

L’horizon complice

Repose sur sa poitrine

 

 

Dentelle d’écume

Au passage des nuages

 

 

La tendresse de la brise

Réjouit l’espace

 

 

D’une île au large écoutez

Le chant ébloui.

 

 

Le Chant bleu de la lumière

(Minihi Levenez, 2009)

 

 

***

 

 

JEUNESSE ÉTERNELLE

 

 

De clairs matins à la volée

Répandent sur l’aire la bale

Dans un halo rempli d’oiseaux

 

 

Je sens à travers le carreau

Le bel écrin de chèvrefeuille

J’entends le songe du moineau

 

 

Mon souvenir est aussi sente

De chênes verts et de champs d’orge

Vers les étoiles du lit clos

 

 

Où s’accoutument des nuages

Dans l’ombre d’un haut vaisselier

S’affaire une voix maternelle

 

 

Le temps ne finit pas de vivre

Il se retourne et se dévoile

En transparence du poème

 

 

                          En marchant vers la haute mer

                            (La Part commune, 2008)

 

 

***

 

 

Au large         

Sur les mers

J’au vu les chalutiers

Croiser l’éternité

 

 

Souvent

Rien que les ciels

Si vifs

Des fous de bassan

 

 

Où lentement s’effacent

Les traces de la terre

Ces lieux infimes

Des mots épris de lumière.

 

 

                                     Royaume d’île

 (Minihi Levenez, 2004)

 

 

***

 

 

Étourneaux tenus à un fil

Que les vents usent à l’envi

Dans les mortes senteurs de gel

D’un sol enfoui de fougères

 

 

Visage penché les roseaux

À la déchirure du temps

Dévoilent la peur et l’effroi

De l’enfouissement des heures

 

 

Un rien des heures de silence

Il fait froid il fait nuit

Il neige sur la mer.

 

 

Patiente variation

 (La Part commune, 2010)

 

 

***

 

 

À mon réveil

La lucarne des années premières

Laissait à ce petit jardin de ciel

Un carré de l’éternité

Aux couleurs transparentes

 

 

Souvent traversaient les oiseaux de mer

Et je devinais la courte distance

Où viendrait se nicher en liberté

Mon amour des nuages.

 

 

(à paraître – 2011)