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Luis PORQUET

 

 

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Poète, essayiste, journaliste, critique d’art, Luis PORQUET est né à Elbeuf le 23 février 1949.

D’origine aragonaise par son père et normande par sa mère, il est l’homme d’une double culture. Auteur de milliers d’articles de presse, il a collaboré à de nombreuses publications.

Dans le domaine discographique, les textes de Luis PORQUET ont été enregistrés par des artistes prestigieux (Graeme ALLWRIGHT, Nana MOUSKOURI, Maxime LE FORESTIER, Hugues AUFRAY, Nicole CROISILLE, Mônica PASSOS, Millions de Sabords, Gérard PIERRON, Catherine MAILLOT, Les Grand-mères dans les cordes, etc.) Il est également l’auteur de la suite Ombre légère et du livret de l’Oratorio de Noël Et de Toi, Bethléem, auprès du compositeur Thierry PÉLICANT, qui a fait l’objet d’un C.D. (enregistré à Senlis, avec l’Orchestre Philharmonique et les Chœurs du Département de l’Oise).        

L’œuvre de Luis PORQUET a été couronnée par l’Académie Française, la Fondation de France, l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen (à deux reprises), le Syndicat des Journalistes et Ecrivains, l’Académie Normande, l’Académie de Lutèce, etc. 

Participation à l’Album relié du Centenaire du douanier Rousseau – Art Fisz – Le Douanier Rousseau (1844-1910) ou l’avant-gardiste malgré lui, texte de Luis Porquet, publié en français et danois. Paru en 2010. Ouvrage réalisé à l’initiative de M. Jacques Dubois.

Charles Ducroux – New York, ouvrage paru dans la collection Figure humaine. Préface de Luis Porquet. Christophe Chomant Editeur, Février 2011. Album imprimé sur papier dessin 160 gr. Couverture papier d’art teinté 45% coton. Façonné à l’unité et à la main.

 

 

Publications récentes :

Poésie

A ceux que l’ombre a terrassés, éditions Saint-Germain-des-Prés 1996

La neige et la cendre, Galerie-Librairie Racine 2002

Campagne, illustré de 5 photographies de Richard KUNZ et d’un dessin de Jean-Pierre DÉSERT pour les dix premiers exemplaires, atelier Création et artisanat du livre, en collaboration avec la Médiathèque de Flers 2004)

L’Abécédaire a besoin d’air, en collaboration avec Christophe RONEL, 2005

Nemo, en collaboration avec Vincent GIBEAUX, éditions Christophe Chomant 2008), etc. Ne sont citées ici que quelques publications récentes.

Essais :

Collaboration au cahier n°3 consacré au poète Henri PICHETTE (Vaincre la nuit, in Avec les Epiphanies, collectif – La Rubeline, 1997)

Postface de Baccara, d’Hector Malot, éditions Autrement (2005)

Nombreuse collaborations à des ouvrages sur la peinture (Christophe RONEL, KIJNO, Jörg HERMLE, Yves CRENN, Françoise LEMAITRE-LEROUX, etc.) et à des catalogues d’exposition.

 

Jai rencontré Luis il y a peu de temps lors de ce ce beau festival imaginé par l'ami Jacques Perrot à Rouen (voir la page "détournements poétiques"). J'ai même eu l'heur d'être son voisin de table, ce qui a valu de beaux échanges. J'avais lors de sa sortie publié une note de lecture sur A ceux que l'ombre a terrassé dans "Normandie-Magazine". L'homme est sympa, généreux, intègre. Son univers me plaît bien entre chanson et poésie. Le Monsieur a écrit pour Graeme Allwright lui-même s'il vous plait, un des maîtres de ma jeunesse, une très belle chanson que vous pourrez écouter juste après. Moi qui ne suis guère lyrique j'avoue une tendresse certaine pour ce "Pélerin du jusant". Voilà qui est fort.  

 

 

 

Poèmes et chansons :

 

Écouter « la chanson de l’adieu » dans l’interprétation du grand Graeme Allwright (texte : Luis Porquet, musique : Graeme Allwright) :

http://www.youtube.com/watch?v=VrIJYBK2sxY

 

Pélerin du jusant

 

Horizon sans vaisseaux, patrie d'algues mouillées.
Lieu de mon recommencement.
Je suis d'une matière inflammable à la moindre brise.
Il est possible que je brûle avant d'atteindre ma demeure.
Atteindrons-nous jamais cet horizon qui sans cesse avance à la vitesse de nos rêves ?
Apprends à regarder la Vie, pierre après pierre.

Entre deux êtres, il est toujours des steppes ardentes de distance que la seule aile d'un oiseau peut suffire à réduire en cendre.
La nuit dénoue nos mains.
L'ellipse de tes gestes a jeté ses arceaux sur les landes du ciel.
Bien que des lunes nous séparent, je ne puis me résoudre à conclure au mirage.

Pèlerin du jusant, toute chose m'appelle.
A sa merci je vais, naissant et renaissant sous chaque pierre bue.
Je suis du Feu, comme de l'Eau, du Flot battant, comme de l'Astre .
Ivre sur cet Ilot de braise dévoreuse, je traîne à l'infini mon chagrin de varech.

Un jour viendra, ma sœur, ou les racines de ma vie ne te seront plus étrangères.

Un jour enfin,
nous serons assez jeunes pour retrouver les pistes.

Alors, tout ce qui vit chantera le Poème…

***

Étoile du désert

 

 

Le jasmin de tes yeux rend le sable fertile

Etoile du désert

Et l’aurore de perle apprivoise tes rêves

Où réside ta terre ineffable présence 

Et sous quel ciel as-tu grandi ?

L’eau des fontaines est ton miroir

Ton âme y puise sa clarté

Comme un faon de l’ombre s’abreuve

A l’opale du vent

Tu livres tes secrets

Le jasmin de tes yeux rend le sable fertile.

 

 

***

Le ver luisant

 

 

 

Quand la lune se cache

Il veille au milieu du sentier

Le ver luisant.

 

 

***

 

 

Dans le jour naissant

 

 

Dans le jour naissant

Le chant rauque du corbeau

Remonte le temps

 

 

 

 

Lire, écouter, voir

En l’homme se sont taris

Par manque de soif

 

 

 

 

Que dire à cet homme

Qui réclame un vrai miracle ?

Tends-lui une fleur !