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Max Alhau

 

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Max Alhau est né le 29 décembre 1936 à Paris. Il a été professeur de lettres modernes.

A consacré une thèse de doctorat à Gabriel Audisio.

Nouvelliste, il a publié cinq livres. Poète, il est l’auteur d’une vingtaine de recueils.

Il collabore comme critique aux revues Europe, Diérèse, Texture.

Il est aussi traducteur de l’espagnol.

Contact : annie-garnarat@wanadoo.fr

 

Dernières publications :

Nouvelles :

L’Etat de grâce (2009, Le Petit Pavé éditeur).

Prose :

Retour à  Lisbonne (2007, Tertium éditions).

Poésie :

Nulle autre saison (2002, L’Arbre à paroles)

A la nuit montante (2002,Voix d’encre)

Horizons et autres lieux (2004, Encres vives)

Proximité des lointains (2006, L’Arbre à paroles – Prix de poésie Charles Vildrac de la SGDL)

D’asile en exil (2007, Voix d’encre – Prix Georges Perros)

Du bleu dans la mémoire (Voix d'encre, 2010) 

 

Point n'est besoin de disserter sur la poésie de Max. Elle s'offre comme une pluie "au cœur d'un arc-en-ciel" quand "l'inaccessible soutient ta marche". Ce qu'il glane se donne et se cueille comme un beau fruit mur, se partage autour d'un feu comme ce qui est simple et vrai.

 

Extraits de D’asile en exil

 

 

Tu te faufiles entre l’ombre et la lumière

pour comprendre que l’espace se résume

à quelques empans, à une portée de pas.

Au loin les sommets signalent tes limites,

mais c’est pourtant vers eux que tu regardes,

certain que l’inaccessible soutient ta marche

et que la cendre refroidie, le souvenir du feu

         n’en est que plus vivace.

 

                            ***

Voyageur anonyme

au passeport périmé,

les vents t’ont cloué à ta marche,

les mots ont glissé

sur ta peau, sur la page.

 

Glaneur revenu des moissons,

tu n’as rien recueilli,

sauf une brassée de pluie

au cœur d’un arc-en-ciel.

 

                            ***

 

En exil, ici ou ailleurs,

parviendras-tu

à découvrir

ce lieu qui n’est ni le fleuve

ni la source ni l’embouchure,

pas davantage le sommet ou la vallée ?

 

Ce lieu, tu le situes

à l’écart de la vie et de la mort,

pareil à un visage attendu

dont le nom ne t’a pas été révélé.