name="imingo.com" border="0" alt="un compteur pour votre site">

 

Claude Vercey

 

 

Claude Vercey

 

Photo Michel Durigneux

 

 

Moutard à Dijon. Nicole à Semur-en-Auxois. Un fils à Cayenne. Un second en bord de Saône. Mon dernier poème s’intitule Rhône.

 

 

Reconnaissance éternelle au Pont de l’épée, à son flibustier Guy Chambelland.

 

 

Chance de rencontrer mes complices les plus notoires dans leur babillage d’enfance, Louis Dubost ronéotant ses Dé Bleu, Jacques Morin déjà Jacmo habillant de kraft les 40 pages tapés à la machine à écrire de son Décharge

 

 

 où je rumine depuis 100 numéros (cabosse et prends des coups). Etat critique.

 

 

Et sur le site de la dite Décharge depuis deux ans improvise des Itinéraires de Délestage (jamais à cours d’I.D, en somme).

 

 

Impulsions était une revue et une association. Je dirigeai la première, avant de la transformer en magazne : Alimentation Générale en fut l’enseigne (on trouve dans mes poèmes à boire et à manger, certes)

 

 

dans la seconde je créai un emploi. De poète permanent (si !)  : à dresser et payer des factures, dire des poèmes, calculer la T.V.A, conduire la camionnette à décors, planter les projecteurs, voire faire l’acteur (mémoire fantaisiste, volontiers créatrice, à l’étonnement de mes partenaires).  

 

 

Ca, pendant plus de vingt ans. Une volontaire m’a succédé. Je prends volontiers cette histoire pour une fiction.

 

 

Ai de bonnes raisons de penser que  le bonheur m’attend (épuisé, aux éditions Climats).

 

 

A paraître en 2009 : Mes escaliers (Carnets du Dessert de Lune) ; Si ça se trouve (Editions Corps Puce)

 

 

 

 

 

 

Voilà qui nous change de biens des culs serrés et des pisse-froid qui savent tout, pèsent trop lourd et nous écrasent de leur suffisance, confondant sérieux et esprit de sérieux.

Ici l'humour prend de la hauteur (normal avec un ascenseur et un escalier...) et nous nous élevons ainsi avec cette grâce, cette légèreté que nous offre Claude avec ses poèmes... à ne pas prendre par dessus la jambe.

 

Contact : vercey.claude@neuf.fr

 

 

 

(bien élevé)

 

 

 

 

 

 

Une âme bien née aspire à l’escalier, tout esprit délié par l’escalier est inspiré. Mais garde la mesure, progresse par degré. Ne prends l’escalier à la légère, mais avec légèreté. Inutile de te lancer à corps perdu au risque de te perdre. Il s’agit tout au plus de gagner le degré supérieur, progresse par palier. Songe plutôt où tu mets le pied.

 

 

Afin de marquer l’excellence de ses intentions, - intention d’être sage, volontiers on met bas ses atours au bas de l’escalier et nu ainsi qu’aisément on remarque dès les premiers clichés, pas à pas on se meut quitte à croire qu’on progresse au long du développement.

 

 

Certains esprits s’y égarent, longue chemise blanche,  pâle lueur de bougie. De l’escalier on ne s’échappe pas où l’on finit par tourner en cage, à graviter le long de l’hélice où jamais on ne sait si l’on gravit ou si l’on décline.

 

 

On ne prend pas un escalier à la légère, mais avec légèreté. Mieux vaut  avoir médité longtemps avant de s’engager car il n’est pas - non, pas que le premier pas qui coûte. Une telle errance ne s’improvise : médite d’abord, tu risquerais de fort regretter à la suite de t’être engagé au pied levé, on ne prend un escalier par-dessus la jambe. Les progressions à vrai dire ne sont point fulgurantes, mais fracassantes sont les chutes, - gare! Gare à l’hélice, à son envoûtement! Voyez comme de ce vertige on écarte les enfants petits, on en garde les fous

 

 

A la légère ne prend un escalier, mais avec légèreté.

 

 

(extrait de Mes escaliers - à paraître - aux Carnets du Desssert de Lune)

 

 

***

 

 

 

 

 

 

Poème avec ascenseur

 

 

 

 

 

 

Tristesse ô rosée du matin

quand se pressent les vivants dans les ascenseurs

et au retour comme leurs fantômes

sont tristes !

 

 

O, les tristes transports !

Accablés silencieux baissent la tête

reluquent voir si les souliers

du voisin sont cirés. Pourtant

 

 

un mot parfois s’échange

un de pluie contre un de soleil

un mot enfant contre un mot chien

 

 

cheval jamais. Non,

ne parle pas de cheval

Jamais ne parlent de leur.

 

 

Et ça fait mal dans la poitrine

où ça galope tant et les sabots

s’abattent durs sur les prairies d’enfance

où les lassos se nouent autour de tendres cols

 

 

ô les vivants comme vous êtes

tristes au fond des ascenseurs

 

 

 

 

                        (extrait de : Galop pour l’homme

                        qui n’avait pas de cheval, à paraître chez Corps-Puce)