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François Tonniac

 

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François Tonniac serait l’un de ces deux personnages, reste à savoir lequel…

 

 

 

 

Celui-ci se cache comme il peut derrière des pseudos. Alors ne cherchez pas de notice...

 

Il crie sa rage, son dégoût, sa rancœur. Poésie didactique et anachronique ? Peut-être... Mais poésie à lire et à méditer dès aujourd'hui contre la horde de nos petits cuistres intellocrates et de nos fonctionnaires de la poésie. En cela voici une écriture plus que jamais d'actualité. Plus que jamais vivante.

 

 

La horde est barbare toujours, stupide et cruelle
Et que faire de cette solitude nouvelle ?
Amour humain bafoué
Mise à mort la foi des poètes
La courbe des obus épouse la nécessité
Qu'on ne demande pas l'assentiment de la poésie
Ce jargon égoïste et angoissé
Aux pieds des prédateurs offert
Rêver est indécent quand coule le sang
Les mots ont revêtu des armures
Et renoncé aux rêves et aux murmures
Te souviens-tu, avant le carcan solitaire
Comme il faisait bon rire, boire et se plaire
Flâner, converser, sourire, acquiescer et se taire
Nos coeurs étaient ouverts, la foi sur le visage
Qui sommes-nous aujourd’hui ?
Des réprouvés d'un autre âge
Condamnés aux plaisirs éphémères et sans joie
Tu es toujours seul face à ton bonheur qui est sens
Mais donner sans recevoir ne comble pas l'absence
N'apprend plus, ne lis plus, ne pense plus
Jette la lucidité au rebut des rêves déchus
Pauvre bête humaine sans coeur et toujours ivre
Cruelle, brutale et condamnée à vivre.

 

 

 

****

 

 

 N'écris rien de la blanche parole
Laisse mourir les mots tranquilles
Comme s'ils n'avaient jamais existé
Nulle cohérence ne t'attend au bout du chemin
Nulle logique, nulle volonté, tout est absurde
Sauf nos yeux assemblés par la même idée
La même caresse aux choses et au temps
Vois comme il faudrait envier les amnésiques
Quand tu portes la mémoire comme un damné
Pourtant t'agite ta liberté qui est contenu et sens
Bien au-delà des paroles anodines et sans suite
Nos mains n'ont pas besoin de mots étudiés
Ni nos regards pour s'enlacer, s'élancer, se rejoindre
Laisse aller ton humanité au courant des rivières
Dans l'onde des rêves in-vécus, la houle des songes
Nul rêve n'est inutile quand il lie les promesses
Une foi de gamin qui embrasse dans la joie
Et qui t'offre son c
œur palpitant dans la main
L'horreur est de ne plus croire, de renoncer
Retrouver la bête endormie par la mélancolie
Et qui s'éveille à la haine pour piétiner l'avenir
Et que la force de tes rêves aurait pu contenir.

 

****


D'où vient que l'azur est désormais hermétique
Comme les arbres, les oiseaux, les rivières
Plus de voyages, nul but à nos confins abolis
Il n'y a plus de fins à nos abîmes intérieurs
De quelles découvertes payer ses dérives carcérales ?
Nos rêves éteints sur les murs des cellules dorées
Les modèles ont détruit nos visages et nos âmes
Te souviens-tu du temps où tu ne ressemblais à personne ?
Libre et serein, unique et libre plus que ton image
Tes rêves ressemblaient à l'avenir au-delà de l'azur
Les nuages tes complices dessinaient tes espoirs
Imaginaires et limpides comme un cristal de rêve
Tu ne devais aucun mot à personne
Qu'un seul à toi-même si intense ta liberté
Aujourd'hui comme le double d'un double, tu vas tête baissée
Vers d'autres doubles qui n'ont pas de chemin
Tu n'as que des lendemains identiques au jour qui passe
Tu ne charges plus d'émotions ni ton corps ni ta chair
Tes mots ne sont plus paroles depuis que tu bavardes
Comprends-tu pourquoi je vis seul pour parler seul.